Yoshitoshi Tsukioka est né en 1839 à Edo dans une famille de marchands.
Au début des années 1850, il devient l’élève de Kuniyoshi, l’un des plus grands maîtres d’estampes japonaises, qui transformera son vrai nom Owariya Yonejiro en Yoshitoshi. Ses premiers travaux datent de 1853 et représentent des beautés et des acteurs dans le plus pur style de l’école Utagawa.
Il évolue très rapidement vers un style plus réaliste et devient un artiste indépendant en 1858. Il se concentre alors sur des représentations historiques et crée une première série des « Cent histoires de fantômes de Chine et du Japon » en 1865.
A partir de 1871, il devient gravement dépressif et sa production va s’en ressentir : il s’oriente vers des estampes violentes et morbides, qui vont nuire à sa popularité.
Mais la roue tourne et, en 1873, l’amélioration de son état de santé lui permet de reprendre le travail, il change son nom en Taiso (« la grande résurrection »).
De 1878 à 1880, l’éditeur Funazu Chûjirô publie une série de Yoshitoshi intitulé « Miroirs des célèbres généraux japonais ». A partir de là, il publiera de grandes et importantes séries qui ont encore un immense succès : « 100 aspects de la lune », « 32 aspects de nos us et coutumes »,  « les nouvelles formes des 36 fantômes ».
Il concevra plus de 2 000 estampes différentes auprès de 20 éditeurs, ainsi que quelques livres.
Yoshitoshi aura plusieurs femmes, dont la dernière une ex-geisha réputée : Sakamaki Taiko. Il meurt en 1892 à l’âge de 54 ans. Il est considéré comme l’un des plus grands artistes de l’ère Meiji avec Chikanobu et Kiyochika Kobayashi.

 

3 estampes extraites de la série « 100 aspects de la lune » :
– Lever de lune sur le mont Nanping
– Kinto cueille une branche de prunier au clair de lune
– Se rafraîchir à Shijo