La mise sous verre est une étape essentielle de l’encadrement des œuvres sur support papier telles que les aquarelles, dessins, gravures, photos… Elle permet en effet de les protéger des effets nocifs de la lumière et également d’éléments extérieurs tels que la poussière, les insectes, l’humidité…

Elle fait également partie de leur mise en valeur et le matériau utilisé doit être choisi avec soin, nous pourrons ainsi en discuter en fonction du sujet que vous souhaitez encadrer.

Le verre classique ou verre float
Une solution économique

Il s’agit du matériau le plus répandu et le plus économique. Il doit son nom à son procédé de fabrication : à la sortie du four, le verre forme un ruban flottant à la surface de l’étain fondu.
L’épaisseur du verre est généralement de 2 mm. Toutefois pour les plus grands formats, on choisira plutôt une épaisseur de 3 mm. Dans ce cas, la largeur de la baguette devra être adaptée pour supporter le poids plus important du verre.
Le poids d’un verre se calcule de la façon suivante : surface en m2 x épaisseur en mm x 2,5.

Les principaux inconvénients de ce type de verre sont sa brillance naturelle, une faible filtration des UV (environ 40%) et une légère altération des couleurs (tranche verte).

Le verre anti-UV
Une protection optimale 

La lumière UV est nocive pour vos encadrements, car elle peut abîmer et décolorer les documents graphiques et photographiques. Pour mieux les protéger, vous pouvez opter pour un verre anti-UV, filtrant jusqu’à 99% ces rayons nocifs, alors que le verre normal en filtre seulement 40% et le verre antireflets 70%.

Son principal inconvénient : il reste brillant comme le verre classique.

Le verre antireflets
Une protection invisible

 Le verre antireflets de la marque Tru Vue, utilisé à l’atelier Cadrissime, est un verre clair dont la surface a fait l’objet d’un traitement qui permet d’éliminer quasiment complètement la réflexion de la lumière et de restituer parfaitement les couleurs. Il est idéal pour les sujets très colorés ou bien contrastés et exposés en pleine lumière.
Il permet en outre de filtrer jusqu’à 70% des UV et existe également dans une version anti-UV offrant une protection de 93%.

Compte tenu de ses propriétés exceptionnelles ce verre constitue une solution plus onéreuse que les précédentes.

Le verre organique
Légèreté et solidité

Plexiglas ou PPMA sont les appellations génériques du verre organique.
Il est utilisé, en alternative au verre, pour sa légèreté et sa résistance aux chocs.
C’est un acrylique très solide qui pèse moitié moins que le verre et est jusqu’à 10 fois plus résistant. Il ne jaunit pas et ne s’opacifie pas dans le temps (ce qui n’était pas le cas il y a une trentaine d’année). Enfin il assure une excellente protection contre les rayons UV.
Il est idéal pour les grands cadres (il existe dans plusieurs épaisseurs à partir de 2 mm et jusqu’à 8 mm pour s’adapter aux formats des œuvres à encadrer), les expositions itinérantes et les cadres destinés aux chambres d’enfants !

Le seul désavantage est qu’il est beaucoup plus sensible aux rayures et son nettoyage demande quelques précautions (les produits à base de solvants sont à proscrire).
Il existe dans une version haut de gamme, utilisée par les musées, antireflets optique et 99% anti-UV, antistatique et anti-rayures.